Ornithologie
Seychelles : Un paille-en-queue à bec rouge observé pour la première fois sur l’île Desroches

22 août 2024
Il n’est pas un grand habitué du ciel seychellois… La présence d’un paille-en-queue à bec rouge sur cette petite étendue témoigne de l’efficacité des efforts de conservation entrepris dans l’archipel.
C’est une observation rare, la 19ème jamais enregistrée aux Seychelles. Un paille-en-queue à bec rouge (Phaethon aethereus) a été observé pour la première fois sur l’île Desroches, au sein de l’archipel des Amirantes, situé à 260 kilomètres à l’ouest-sud-ouest des îles internes du pays. L’oiseau, surnommé localement « payanke labek rouz » a été aperçu courant juillet par deux agents de la Island Conservation Society (ICS). Les paille-en-queue à bec rouge quittent la haute-mer pour la terre ferme lors de leur période de reproduction, entre novembre et juin. Il arrive toutefois que certains individus restent à proximité des côtes tout au long de l’année.
L’oiseau peuple les régions tropicales et subtropicales des océans Atlantique, Indien et Pacifique. Il vit également au niveau de la Mer Rouge et du Golfe Persique. A priori, le paille-en-queue à bec rouge observé sur l’île Desroches présente peu de chance de s’installer sur cette petite étendue sans relief, alors que l’espèce niche généralement sur des falaises. Néanmoins, cette observation souligne « la richesse écologique et le succès de nos efforts de conservation continus, estime Gerg Berke, directeur de la conservation au sein de l’ICS. Chaque nouvelle espèce que nous documentons contribue à notre compréhension de la biodiversité de l’île. »
Entièrement privée, l’île Desroches s’étend sur cinq kilomètres de long et plus d’un kilomètres de large. Elle accueille un complexe hôtelier de luxe et une courte piste d’atterrissage. Depuis 2009, Desroches compte également un centre de conservation établi par la Island Conservation Society. L’enceinte vise à maintenir et surveiller la biodiversité de l’île, tout en sensibilisation le public à sa protection. A ce jour, elle est le seul habitat connu de Delosia ornata, une blatte endémique qui survivrait sur une surface boisée de moins de 100 mètres carrés et considérée comme « En danger critique d’extinction » sur la Liste rouge de l’UICN.
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