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Ma thèse en 180 secondes : Madagascar (encore) récompensée

09 décembre 2024
Sandra Ranaivomanana, doctorante à l’Université de Toliara, s’est illustrée lors de la finale internationale du concours Ma thèse en 180 secondes. La doctorante y a présenté ses recherches consacrées à la gestion durable des ressources de poissons dans les petites pêcheries récifales. Un coup de projecteur sur la biodiversité malgache et sur l’importance de la recherche scientifique pour la protéger.
Résumer plusieurs années d’études en seulement trois minutes. En relevant ce défi, Sandra Ranaivomanana s’est hissée à la troisième place du podium de la dernière édition du concours Ma thèse en 180 secondes, ou MT180. La finale de l’évènement, organisée fin novembre en Côte d’Ivoire, a permis à la doctorante en sciences marines à l’IH.SM à l’Université de Toliara de présenter le sujet sur lequel elle travaille depuis 2021 : la dynamique spatio-temporelle des ressources de poissons récifaux dans les petites pêcheries récifales.
« Combiner la science et l’art oratoire dans la présentation d’un sujet de thèse permet de capter l’attention du public et de susciter son intérêt à travers des récits ou des exemples concrets qui facilitent la compréhension d’un sujet scientifique souvent jugé trop complexe, souligne t-elle le jour de la finale du concours MT180. Cela permet donc de démocratiser la science en rendant compréhensibles, pour le grand public, les démarches, les nouvelles découvertes ainsi que les retombées des recherches sur la société de manière concrète. »
Passionnée par l’environnement marin, Sandra Ranaivomanana intègre l’Institut Halieutique et des Sciences Marines de Toliara en 2013. Son Master en Biologie et Ecologie à l’Université de La Réunion décroché en 2018, elle poursuit son cursus comme ingénieure d’étude en analyse de données halieutiques au sein du Laboratoire Halieutique de l’IH.SM, et ce jusqu’en 2021. « Cette expérience, riche en collaborations et en interactions avec les communautés de pêcheurs dans la région du sud-ouest de Madagascar, a renforcé mon intérêt pour la pêche et m’a motivée à me spécialiser dans la gestion durable des ressources halieutiques dans le cadre de ma thèse », se souvient-elle. Parallèlement, Sandra est aussi très active dans le milieu associatif, tant au sein de réseaux de jeunes chercheurs malgaches, que sur le terrain, en tant qu’animatrice scientifique .
« Le concours MT180 représentait pour moi une opportunité de renforcer mes compétences en communication scientifique et d’apprendre l’art de la synthèse. Je souhaitais également mettre en lumière, auprès du grand public, l’importance de la recherche scientifique pour répondre aux défis auxquels font face les communautés de pêcheurs et encourager des actions concrètes en faveur de la gestion durable des ressources marines, développe la jeune scientifique. C’était la première fois que notre université remportait le concours. Avec cette distinction vient une responsabilité accrue : celle d’être une ambassadrice de la science et de représenter les couleurs de mon pays lors de la finale internationale. » Depuis sa participation au MT180, Madagascar a déjà remporté la médaille de Bronze une première fois, en 2022, et celle d’Argent en 2019.
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